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ÉGYPTE, UNE PASSION FRANÇAISE

Réalisé par : Frederic Wilner Diffusion : 25 mai 2011 / France 3 / 110'

En 1880 est fondé au Caire, sous l’impulsion du célèbre égyptologue Gaston Maspero, l’Institut Français d’Archéologie Orientale. 130 ans plus tard, il produit toujours de grands archéologues et des fouilles riches en découvertes. Ce film leur est consacré.

Car pour la première fois, l’IFAO ouvre ses portes, et nous invite à découvrir certains de ses plus beaux chantiers archéologiques … C’est ainsi que  nous allons faire la connaissance de Vassil Dobrev, Michel Wuttman, Béatrix Midant-Reynes et  Stéphane Pradines, quatre archéologues français à la tête de quatre fouilles étonnantes. Chacun d’entre eux explore le passé égyptien, et met au jour ses trésors, à travers tout le pays.

Vassil Dobrev nous accueille au cœur de la nécropole de Saqqarah, à 30 km au sud du Caire – la plus vaste nécropole de l’Egypte antique. Depuis dix ans, il fouille un ensemble de tombes appartenant à des prêtres de l’Ancien Empire : leurs chapelles funéraires sont de véritables œuvres d’art.

Nous suivons Vassil dans ses recherches : nous sommes à ses côtés lorsqu’il  ouvre un tombeau construit il y a 4200 ans, enfoui à  9 mètres sous le sable de Saqqarah ; nous assistons aussi à la découverte de deux sarcophages, vestiges des dernières dynasties de l’Egypte antique, 600 ans avant JC ;  surtout, nous sommes témoins de la  mise au jour d’une nouvelle chapelle funéraire :  les reliefs y sont d’une qualité extraordinaire et les couleurs parfaitement conservées. Vassil nous offre ainsi une plongée hors du commun dans le passé égyptien, et nous fait vivre, au plus près, l’émotion de l’archéologue à l’instant de la découverte.

Nous partons ensuite à 800 km au sud du Caire, vers l’oasis de Douch, où l’IFAO mène depuis 25 ans une autre fouille riche en événements ; c’est ici qu’a été trouvé le plus important trésor en or découvert depuis celui de Toutankhamon ; c’est également ici que 400 statuettes de bronze – représentant principalement le dieu Osirirs -  ont été exhumés d’un temple effondré. Michel Wuttmann, qui dirige ce chantier de fouille, nous montre ces petites merveilles, sans doute des objets offerts au temple par des fidèles. Un trésor archéologique unique en Egypte : dans les autres monuments pharaoniques, le long de la vallée du Nil, les statues ont depuis longtemps disparu ; ici, au contraire, le temple ayant été brusquement abandonné, les habitants ont laissé derrière eux de nombreux objets – au grand plaisir des archéologues, qui 2500 ans plus tard, retrouvent les vestiges de leur quotidien.

 Nous suivons également l’équipe de Béatrix Midant-Reynes, sur les traces des premiers égyptiens qui vécurent  dans les sables du désert occidental il y a plus de cinq millénaires. Bien avant la naissance de l’Egypte pharaonique et l’invention des hiéroglyphes, ces populations nomades avaient atteint un degrés de sophistication qui préfigurait le raffinement de la civilisation égyptienne.

L’IFAO et ses chercheurs s’intéressent à toutes les époques de l’histoire égyptienne ; ainsi, le dernier chantier auquel s’attache ce film concerne la période islamique, et l’œuvre d’un grand personnage qui marqua l’histoire arabe : Saladin.

 L’archéologue français Stéphane Pradines met en effet au jour la grande muraille que le chef militaire fit construire pour protéger des armées croisées sa nouvelle capitale, le Caire.

Un édifice de pierre de 12 km de long, qui ne servit finalement jamais à défendre la ville  (Saladin fut vainqueur des Croisés à Hattin puis à Jérusalem), et fut dans les siècles qui suivirent sa construction enseveli sous les poubelles des habitants du Caire. Aujourd’hui, après avoir retiré des centaines de tonnes d’ordure, Stéphanes Pradines retrouve le monument intact.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la restauration d’un quartier de la ville ancienne – un quartier d’une richesse exceptionnelle : Stéphane nous fait découvrir des trésors d’architecture – palais, mosquées, mausolées -  qui étaient il y a quelques années seulement dans un état de ruine. Aujourd’hui, ils figurent parmi les fleurons de l’architecture islamique de la ville ancienne.