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TOUTES LES ÂMES DE LA GUYANE

Réalisé par : Daniel Rihl Diffusion : 24 avril 2016 / France Ô / 52'

D’une superficie de 84 000 km², la Guyane est peuplée à 80% le long de son littoral. Apparemment déserté dans les terres, le département -situé sur la côte Nord de l’Amérique du Sud- a pourtant toujours été habité. Les Amérindiens sont les premiers à s’être installés en Guyane, il y a plus de 8 000 ans. Toutes les âmes de la Guyane vous emmène à la rencontre de celles et ceux qui font la Guyane d’aujourd’hui.

 

Francky JOAN est Palikur, une ethnie amérindienne. Il tente de conserver les traditions de ses ancêtres. Originellement nomade, cette tribu de l’Est de la Guyane s’est installée dans les années 1970 à Favard, le long de la rivière Oyak. Grâce à une association, Francky transmet le savoir-faire du tressage en fibres naturelles. A ses côtés, nous découvrons le chef coutumier et le chaman : deux hommes extrêmement importants dans la vie du village.

A l’autre bout du département, tout à l’ouest, une autre ethnie amérindienne habite le village d’Awala-Yalimapo. Ce sont les Kali’na. Etablis sur la rive du fleuve Maroni, les Kali’na sont réputés pour leur musique traditionnelle jouée au son du sanpula. Le tambour, réalisé à la main, est un des emblèmes de leur culture. Elvis TOKA, artisan, termine la confection d’un sanpula en vue de la grande fête annuelle.

Kristen SARGE, du service patrimoine de la Région Guyane, recense les différents sites qui témoignent de l’histoire de l’esclavage. Il nous emmène sur les vestiges de l’habitation Vidal, une des plus importantes du département. En juin 1848, lorsque l’abolition de l’esclavage est déclarée, la Guyane compte encore 12 500 esclaves qui constituent alors la majorité de la population guyanaise.

Dans le village de Loka, vivent les descendants des Bushinengés. Ces hommes se sont rebellés et ont fui les plantations. Aujourd’hui, François BAGADI, moniteur forestier pour le Parc amazonien de Guyane, participe à la valorisation de l’héritage culturel de ces villageois : les Alukus. Leur art, nommé tembé, trouve ses origines au XVIIe siècle, et se décline dans la peinture, la sculpture, l’architecture…

Quelques années plus tard, ce sont les bagnards qui construisent la Guyane… A une quinzaine de kilomètres au large des côtes, sur les Îles du Salut, Diego BALATA et les membres de l’association Chantiers Histoire & Architecture Médiévales restaurent les bâtiments du bagne. La Guyane, devenue colonie pénitentiaire, est étudiée, pour ne pas oublier. A Saint-Laurent-du-Maroni, Sophie BAILLON, architecte pour la Région, inventorie les aménagements de la ville. Arnauld HEURET, lui, s’est pris de passion pour les anciennes cartes postales de la commune. Des clichés pris au début du XXe siècle par deux bagnards…

Terminus de notre voyage au cœur des peuples de la Guyane : Cayenne. A la fermeture des bagnes, en 1947, de nombreux forçats s’y installent. La ville, cosmopolite, préserve aujourd’hui ses nombreux édifices et son architecture traditionnelle. Cayenne concentre plus de la moitié des sites classés Monuments Historiques de Guyane.

 

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