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DU MONT LOZÈRE AU PLATEAU DE L'AUBRAC

Réalisé par : Katia Chapoutier Diffusion : 29 juin 2016 / France 3 / 110'

Au sud-est du département de la Lozère, la grotte de Malaval est la face cachée du Mont Lozère. Interdite au public, elle attire les géologues et les spéléologues du monde entier. Connue depuis des siècles, deux de ses salles les plus incroyables n’ont été découvertes que dans les années 1950. Appelées la "Salle des blanches" et la "Salle des super blanches", elles révèlent une profusion de concrétions et de stalactites d’une finesse, d’un blanc immaculé et d’une pureté uniques au monde. Alain Jacquet, géologue, et deux spéléologues de l’association MALAVAL, qui préserve le site, y réalisent une série de photographies.

Dans les Cévennes, Sylvain Trocellier et Céline Dartis ont décidé de faire revivre d’anciennes techniques agricoles. Dans les spectaculaires gorges de la Jonte, au sud-ouest du département, ils restaurent des terrasses suspendues à 40 mètres au-dessus du vide. C’est dans ce site naturel classé qu’ils cultivent plus de 150 variétés de fruits et de légumes. Une initiative qui redonne vie au village du Truel, sur la commune de Saint-Pierre-des-Tripiers, au cœur d’un décor exceptionnel.

A l’autre bout des Cévennes lozériennes, nous découvrons le projet fou de la famille Darnas. En cinquante ans, elle a réussi à remonter pierre après pierre, un château médiéval abandonné depuis plus de six siècles : le château de Calberte, aussi nommé le château Saint-Pierre. Edifié sur un piton rocheux, sans routes d’accès, et sans aide extérieure, les parents et leurs trois enfants ont fourni un travail de forcenés dont le résultat est spectaculaire.

La Margeride est la partie la plus méconnue de la Lozère. C’est dans ce décor préservé, au nord du département, qu’Alexis Amarger s’occupe d’animaux pas comme les autres. Passionné par les bovins, il s’est intéressé aux Aurochs, les ancêtres de nos vaches actuelles. Il les élève sans jamais avoir le moindre contact physique eux. Ainsi, il respecte et préserve le caractère sauvage de l’animal. Dans le même enclos, il possède quelques tarpans, le cheval préhistorique peint dans les grottes. Alexis Amarger privilégie les races qui s’adaptent parfaitement aux terres pauvres et au climat rude de la région.

En Aubrac, le terroir recèle de nombreuses richesses. Le massif de l’Aubrac s’étend sur trois départements : le Cantal, l’Aveyron et la Lozère. C’est un sanctuaire à préserver, car il abrite un trésor : l’eau. Avec ses nombreux ruisseaux, ses lacs glaciaires et ses tourbières, c’est un immense réservoir. Gonzalo Diaz, accompagnateur en montagne, nous emmène de la cascade du Déroc, haute d’une trentaine de mètres, jusqu’aux boraldes : une multitude de petits affluents cachés dans des vallées boisées qui dévalent jusqu’au cours d’eau.

Cette eau permet d’offrir aux vaches Aubrac l’herbage nécessaire à leur alimentation. Maïté Tichet est une jeune agricultrice qui perpétue l’élevage de cette race, notamment réputée pour sa viande. André Valadier poursuit la tradition de la transhumance. Comme chaque été, cet éleveur conduit ses vaches Aubrac à l’estive. Accompagné de sa famille et d’amis, André dirige son troupeau à travers champs : une marche de douze kilomètres au bout de laquelle les bêtes retrouvent leur montagne.

Cécile Ducoulombier relance une plante emblématique du territoire qui était passée de mode : le thé d’Aubrac. Doté de nombreuses vertus médicinales, il est aujourd’hui cultivé par une quinzaine d’agriculteurs, réunis au sein d’une association de valorisation de la plante. En quatre ans, ils ont réussi à créer un véritable marché et une gamme innovante, où l’on retrouve la tisane traditionnelle mais aussi, entre autres, des cosmétiques, des guimauves, des meringues, des sablés... Face à une demande grandissante, les membres de l’association ont ouvert un point de vente à Nasbinals, une escale incontournable du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Fin du voyage sur le Mont Lozère en compagnie de randonneurs. Ils marchent sur les traces de Robert Louis Stevenson… à la fin du 19e siècle, l’auteur de "L’île au trésor" traverse les Cévennes en compagnie d’un âne. Nous les suivons jusqu’au sommet du mont qui a donné son nom au département de la Lozère.