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36 QUAI DES ORFÈVRES : DES ENQUÊTES ET DES HOMMES

Réalisé par : Sam Caro Diffusion : 16 décembre 2014 / France 5 / 73'

Les policiers l'appellent tout simplement « le 36 » ou « la Boîte », et les prévenus, la « Maison poulaga », un surnom hérité du temps où se trouvait encore non loin le marché à la volaille...

 Née en 1913, la police judiciaire parisienne a très vite acquis ses lettres de noblesse, notamment grâce à son service d’identité judiciaire créé par un certain Alphonse Bertillon, le père de l'anthropologie criminelle, obsédé par les mesures en tous genres.

Au fil du temps, le « 36, quai des Orfèvres », est devenu une adresse mythique du jour où Simenon l’a popularisé à travers le personnage du commissaire Maigret puis, après guerre, par le premier film de Clouzot qui dirige un Louis Jouvet en un inspecteur inoubliable…

C’est aujourd’hui un bâtiment classé aux monuments historiques, toujours très prisé au cinéma, qui a souvent mis en scène sa cour pavée et son escalier en colimaçon.

Un escalier qui ne compte pas moins de 148 marches et qu'ont gravi beaucoup d’anonymes mais aussi des criminels qui ont marqué l’imaginaire des Français comme le docteur Petiot, qui assassina 63 juifs tentant d'échapper à la déportation, Nathalie Ménigon qui tenta de s’y suicider, Thierry Paulin le « tueur des vieilles dames » ou bien encore le violeur et tueur en série Guy Georges, que les policiers ont accueilli en silence le jour de son interpellation par une « haie de l'horreur », tellement ses crimes les avaient bouleversés...

C’est cette longue histoire d’un siècle d’affaires et d’enquêtes à rebondissements que ce film raconte à travers les témoignages de ceux et celles qui en ont été les témoins ou les acteurs directs, Robert Broussard, Martine Monteil, Claude Cancès, Charles Diaz, Richard Marlet…

Le film s’attache aussi à montrer le service d’identité judiciaire du 36 d’aujourd’hui. Très éloigné de l’imagerie des séries américaines, l’IJ comme on dit au 36, est un service indispensable aux enquêteurs tant l’analyse scientifique des scènes de crimes est devenue le maillon fort de la résolution de nombreuses affaires.

Aujourd’hui le bâtiment s'est dégradé et s’avère de moins en moins adapté aux exigences du métier comme l’ont montré les récentes affaires impliquant des policiers de l’institution qui ont gravement terni son image d’excellence...

Fin 2106, début 2017, le 36 déménagera donc dans des locaux flambants neufs dans la cité judiciaire du quartier des Batignolles dans le 17e arrondissement.