Éclectic production

Menu

YALIFU, VOYAGE EN TERRE GARIFUNA

Réalisé par : Gérard Maximin Diffusion : 3 décembre 2017 / France Ô / 110'

Pour ce nouveau « Passion Outremer », Daniel Picouly nous conduit sur les côtes de l’Amérique centrale, du Honduras au Belize, en passant par le Guatemala, à la découverte de l’incroyable épopée du peuple garifuna, des descendants des « Neg’Marrons » et des Indiens Arawaks et Karibs. Ils sont les seuls Noirs du continent américain à n’avoir jamais été réduits en esclavage et à avoir su conserver un art de vivre traditionnel, encore préservé de la vie moderne.

Tout commence au XVIIe siècle. La légende raconte qu’un jour de 1635, deux bateaux négriers vinrent s’échouer sur les récifs au large de l’île de Saint-Vincent, dans les Grenadines.

Les esclaves africains rescapés du naufrage se réfugièrent sur cette terre providentielle désertée par les Blancs. À l’époque, Saint-Vincent était habitée par des populations indigènes Arawaks et Karibs, auxquelles les Africains se mélangèrent pour finalement ne former qu’une seule ethnie : les Garinagu. Après avoir résisté vaillamment pendant des années à la conquête britannique, les Garinagu furent déportés sur l’île de Roatan, dans la baie du Honduras... De là, ils se répandirent sur les côtes d’Amérique centrale où ils vivent encore aujourd’hui. C’était il y a deux-cent-vingt ans.

Tels des nomades des Caraïbes, les Garinagu n’ont pas de frontières, ! En Amérique centrale, ils vivent le long de la mer des Caraïbes, au Nicaragua, au Honduras, au Guatemala ou encore Belize Leur culture se transmet de bouche-à-oreille, notamment grâce à la paranda, le style musical traditionnel garifuna : une fusion entre les musiques amérindienne, africaine et latine.

Depuis 2008, leur langue, leur danse et leur musique sont inscrites sur la Liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Dans les pas d’Aurelio Martinez, l'un dernier des paranderos, ambassadeur de la musique garifuna, Yalifu, voyage en terre garifuna offre une rencontre avec cette communauté très fermée. Beaucoup de villages vivent encore en autarcie et ont même réussi à s'organiser pour défendre leurs terres, convoitées par l’industrie du tourisme, et son mode de vie, menacé par la mondialisation.

 

SITES INTERNET

Aurelío MARTINEZ OFFICIEL

Juan Carlos SANCHEZ

Ana ARZU – buyei, chaman

Hopkins ParandaFest

Stonetree Records & la paranda

école primaire garifuna “Gulisi school”

 

BIBLIOGRAPHIE

Les Garifunas, Entre « mémoire de la résistance » aux Antilles et transmission des terres en Amérique centrale, Nicolas Rey, Éditions de l'EHESS (2005)

La culture musicale des Garifuna, communauté afro-amérindienne d’Amérique centrale, Ismael Penedo et Leonardo D’Amico, Cahiers de musique traditionnelle (2000)

Les cultures noires d'Amérique centrale, Eve Demazière, Karthala (1995)