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TIKEHAU : LES ENFANTS DU LAGON

Réalisé par : Raynald Mérienne Diffusion : 17 mars 2019 / France Ô / 52'

Sur l’atoll de Tikehau, dans l’archipel des Tuamotu, le village des pêcheurs est un site extraordinaire. Il est installé sur un ilot isolé, situé à l’entrée de la passe de Tikehau. La passe, c’est le seul accès qui permet aux bateaux de pénétrer dans le lagon et d’accoster à Tikehau. Lieu d’échange entre les eaux lagonaires et les eaux océaniques, elle offre une richesse halieutique exceptionnelle. L’atoll de Tikehau est d’ailleurs réputé pour être l’un des plus poissonneux au monde. C’est ce qui explique la présence ici-même de ce village des pêcheurs, le plus important fournisseur de poissons du marché polynésien.

Ce village ne compte qu’une quinzaine d’habitants. Pas d’électricité, pas d’eau courante, aucun des conforts de la vie moderne… C’est pourtant ici que vivent Heinere, Noémie et leurs trois enfants.

Comme son père, son grand-père, son arrière-grand-père… Heinere est pêcheur. Il maîtrise un grand nombre de techniques qu’il enseigne à son fils ainé Manatea, âgé de 13 ans. Il est également maître dans l’art de la construction de bateaux de bois traditionnels.

De son côté, Noémie gère l’éducation des enfants. Manatea suit des cours par correspondance, mais la cadette, Nalei, âgée de 8 ans, est scolarisée à l’école primaire de Tikehau, située à 45 minutes de bateau de leur lieu de vie. Chaque dimanche après-midi, la famille doit donc se séparer. Noémie, Nalei et Manaho (le benjamin, âgé de 2 ans) rejoignent Tuherahera, le village principal de Tikehau, où se trouvent l’ensemble des services indispensables à la vie quotidienne : école, magasin, infirmerie, police… pour y passer la semaine.

Heinere et Manatea passent quant à eux la semaine au village des pêcheurs. Il faut ensuite attendre le vendredi pour que tous soient enfin réunis.

Une organisation complexe et une vie de Robinson qui n’entament en rien l’enthousiasme de cette famille pittoresque. Ils ont trouvé le bonheur dans les choses simples de la vie, et pour rien au monde ils ne quitteraient le village des pêcheurs.