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PASSION PATRIMOINE: LE PERIGORD AU COEUR

Réalisé par : Florence TROQUEREAU Diffusion : Mercredi 02 septembre 2020

Dans le ciel du Périgord, Fanny Van-Tornhout, de l’Association Ciné-Passion, vole à la recherche des plus beaux décors pour le cinéma et la télévision car la Dordogne est une terre de tournage depuis longtemps. Puis son repérage l'emmène dans l’un des villages les plus singuliers du Périgord, à Hautefort dont le château a souvent accueilli des tournages, puis dans les Gorges de l’Auvézère où elle fait son baptême de kayak.

Dans le Périgord pourpre, Patrice Bourgeix, un enfant du pays, fait vivre le patrimoine de Cadouin, un village connu pour son abbaye cistercienne et son cloître gothique flamboyant. Il y a 20 ans, il y a créé une association de valorisation du patrimoine qui depuis, est devenue une référence dans toute la région.

Saint-Aulaye, unique bastide du nord de la Dordogne, multiplie les projets participatifs pour impliquer ses habitants et redynamiser le village. Annabelle et Jean-Guillaume Gali répondent présents à chaque rendez-vous, de la création du premier cognac de village de Dordogne, issu de la vigne municipale de Saint-Aulaye, à la construction d’une halle médiévale. De plus, ils restaurent l’ancien domaine de chasse du seigneur de Saint-Aulaye où ils viennent d’aménager leur premier gîte.

A Saint-Pierre-de-Frugie, l’un des premiers villages bio de France, de nouveaux habitants viennent s’installer par dizaines chaque année. La famille Ducatteeuw est l’une des dernières arrivées : le couple franco-belge vient reprendre le restaurant du village où ils proposent des produits locaux, de saison et bio. Ils sont aussi venus à Saint-Pierre-de-Frugie pour son école Montessori où ils ont inscrit leurs trois enfants comme de nombreuses autres familles.

Fanny Van-Tornhout survole pour la première fois les villages de la Dordogne pour son association, Ciné-Passion, qui accueille des tournages sur ce territoire depuis 13 ans. Elle recherche les décors les plus authentiques que son département peut offrir aux cinéastes du monde entier. Parmi les plus connus, le village de Hautefort et son étonnant château, souvent comparé à un château de la Loire, avec ses impressionnants clochetons recouverts d’ardoise. Il abrite aujourd’hui un décor de cinéma très prisé des visiteurs : la reproduction de la chambre de Louis XIV à Versailles, construite pour le film « La Mort de Louis XIV » avec Jean-Pierre Léaud en 2015.

Patrice Bourgeix revient chaque année pour les vacances d’été dans son village de Cadouin. Expatrié en Finlande où il enseigne l’histoire, il profite de ses congés pour retrouver ses amis et collègues de l’association de valorisation du patrimoine qu’il a créée il y a 20 ans. Depuis, elle est devenue l’une des plus importanteS de la région avec une vingtaine de salariés et une marque de fabrique : aborder le patrimoine de façon pédagogique et ludique. A la veille de son ouverture au public, il participe à l’embellissement du château de Lanquais : surnommé le Louvre inachevé du Périgord, un chef-d’œuvre de l’architecture Renaissance que l’association vient de se voir confier. Il se rend ensuite au château de Vaugoubert à la demande des jeunes propriétaires qui souhaitent bénéficier de son expertise pour valoriser le travail des Compagnons qui restaurent l'édifice. De retour à Cadouin, il assiste à une projection de cinéma organisée par Fanny et son Association Ciné-Passion dans le chœur de l’église de l’abbaye.

Annabelle et Jean-Guillaume Gali vivent à Saint-Aulaye depuis 5 ans. Ils se sont lancés dans la restauration de l’ancien domaine de chasse du Seigneur du village datant du 17e siècle. Cette année, ils accueillent leurs premiers hôtes dans le gîte qu’ils viennent d’aménager dans les dépendances de la propriété. Ils participent aussi à un projet qui fait la fierté de leur village : la renaissance du vignoble de Saint-Aulaye, replanté il y a une vingtaine d’années, pour créer le premier cognac de village de Dordogne. Après la vendange participative avec tous les habitants, un maître de chai venu de Cognac procède au premier assemblage de ce produit d’exception.

Saint-Pierre-de-Frugie est l’un des premiers villages bio de France. Après avoir fait sa révolution verte il y a 10 ans, le village commence à récolter les fruits de sa reconversion. De nouveaux habitants viennent s’y installer tous les ans comme Yann et Delphine Ducatteeuw, un couple de franco-belges tout juste arrivés pour reprendre le restaurant communal. Pour alimenter sa carte, Yann fait régulièrement la tournée des agriculteurs locaux dont il valorise les produits de saison. Yann et Delphine sont aussi venus à Saint-Pierre-de-Frugie pour son école Montessori où ils ont inscrit leurs trois enfants. Depuis son ouverture il y a 3 ans, l’école accueille 25 élèves de tous les environs. C'est devenu un vrai pôle d'attraction qui contribue à la redynamisation du village.

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